Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.

Matthieu 28, 20

Chers parents,
Chers enfants de la catéchèse,

Nous traversons une période difficile à cause de cette épidémie de coronavirus.
Nous sommes obligés de rester à la maison au lieu d’aller à l’école ou au travail.
Beaucoup de questions nous traversent l’esprit, il est possible que certains de nous se sentent angoissés, dépassés et d’autres relativisent.

Chacun essaye de trouver la force intérieure qui l’aide.

En Eglise, nous vivons le temps de Carême, qui nous rappelle la présence de Dieu au milieu de notre humanité, à l’exemple de la sortie du peuple Hébreux de l’esclavage de l’Egypte vers la terre promise et la liberté.

Nous avançons vers la fête de Pâques où nous célébrons la mort et la résurrection du Christ.

C’est avec cette Espérance et cette Foi Chrétienne que nous vous souhaitons Joyeuse fête de Pâques en famille.

Si vous aimeriez vivre les cérémonies de la semaine sainte nous vous donnons les liens.

Vos catéchistes ainsi que l’Equipe pastorale Sainte Claire.

Coordinatrice de la catéchèse et curé modérateur

Echange des catéchistes UP Sainte-Claire

Nous cherchons constamment le bonheur en nous projetant dans le monde extérieur alors qu'il se trouve en nous, dans la satisfaction profonde que nous pouvons tirer des plaisirs et des joies ordinaires de la vie, qui, pour la plupart, ne coûtent rien. (...)

L'enfant et les gens simples sont dans la joie car ils acceptent la vie comme elle est. Ils prennent la vie telle qu'elle s'offre à eux, savent recevoir ce qui est donné, n'exigent pas que la vie soit autre.

Le consentement nous ouvre la porte de la joie de vivre qui nous était fermée. Il faut notre consentement pour que la vie soit aimable.

Frédéric Lenoir - La puissance de la Joie

La grâce de Dieu !

Laisse-la te toucher
Accepte par la foi

Grande est sa bonté
Renouvelée pour toi
Ame désespérée !
Chaque jour elle est là
et te dit d'espérer !

Demande et tu l'auras
Elle ôte le péché !

Dans ton cœur elle viendra
Immerger ton passé

Et te proposera
Une vie transformée.

Nathalie Sch.

Est-ce que la contagion du coronavirus a un sens spirituel ?

Une méditation du fr. Adrian Schenker (le 14 mars 2020)

Aujourd'hui à midi, la communauté a fait une expérience qui est très inhabituelle. Nous avons célébré la messe à huis-clos.
Obéissant à la décision de notre évêque, nous allons prier ainsi pendant de nombreuses semaines, tout au long du Carême, de la Semaine Sainte et de Pâques. 

Notre frère Adrian, spécialiste renommé de l'Ancien Testament, a prêché une homélie à la communauté alors que nous étions seuls dans notre chapelle, derrière des portes verrouillées.

Bien qu'il ait fait une brève référence à l'évangile du jour, l'histoire du fils prodigue, fr. Adrian s'est surtout concentré sur le sujet qui est sur toutes les lèvres, celui de la pandémie de coronavirus. 

Y a-t-il un sens spirituel à ce fléau moderne ? Si oui, quel est-il ? 

Nous avons demandé au frère Adrian de reproduire ici son homélie sous forme écrite afin que tous nos amis et les fidèles que nous ne voyons pas dans notre chapelle puissent bénéficier de cette méditation.

Vous pouvez vous attendre à plus de contenu de notre chapelle dans les prochains jours. Nous voulons être avec tous nos amis, au moins de manière virtuelle, et accompagner tous ceux qui sentent le besoin d'un soutien particulier en cette période difficile.

Est-ce que la contagion du coronavirus a un sens spirituel ?

Les médias et les cœurs de tout le monde sont pleins des nouvelles de la contagion du coronavirus qui envahit les pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique. Les mesures prises par les autorités, la situation médicale et les conséquences pour l’économie et pour la société sont à la une.

Mais ne faut-il pas nous demander aussi ce que Dieu veut nous dire à travers cette épreuve grave de notre temps ? A la lumière de l’Ecriture Sainte, il me semble que ce sont deux paroles qui jettent une lumière sur le sens de l’événement.

La parole de Dieu parle d’un bout à l’autre du salut que nous recevons de Dieu. Il y a peu de mots qui reviennent si souvent comme sauver, aider, guérir, éclairer, conforter, protéger, garder, répondre, écouter, guider, entourer, etc. dans la Bible. Dieu sauve, et les hommes ont besoin de multiples secours. Les générations qui nous ont précédés savaient cela peut-être mieux que nous parce qu’ils avaient moins de moyens techniques et une science moins développée que l’époque moderne. Elles recouraient à Dieu dans leurs besoins et priant dans leurs litanies : a peste, fame et bello libera nos Domine ! (Des épidémies, des guerres et des famines libère-nous, Seigneur !)

Devons-nous de nouveau apprendre à recourir à Dieu dans nos besoins ? A lui dire avec foi et humilité : Seigneur, sauve-nous, nous périssons ! Dans l’Ancien Testament, Dieu porte le beau titre « Médecin d’Israël » (Exode 15,26) et le Psaume 102,3 (Ps 103,3) exprime sa conviction croyante : « Le Seigneur te guérit de toute maladie ».  Le savoir médical moderne n’exclut pas la prière. Les deux ne sont pas en concurrence, ils vont de pair dans la vie des croyants. Car guérison et maladie peuvent être toutes deux des voies par lesquelles Dieu sauve toute la personne humaine, dans son corps et dans son âme.

Mais pour s’en convaincre il faut se mettre dans la vérité et dans l’humilité : l’humanité n’est pas toute-puissante. N’est-ce pas la tentation moderne, en face de tout ce que les hommes ont découvert et savent faire, que d’imaginer l’homme souverain et maître de  tout, capable de venir à bout de tous les problèmes ? N’est-il pas beaucoup plus heureux de pouvoir dire avec la foi : j’ai de nombreux besoins qui me dépassent, et dépasseront toujours, mais j’ai un recours en Dieu ? Lui m’aidera, Lui me sauvera car Il aime aider et sauver, et Il peut m’aider et sauver. C’est pourquoi le Psaume 9a,21 (Ps 10,21) adresse la prière surprenante au Seigneur : « Mets une crainte sur l’humanité afin qu’elle apprenne à comprendre qu’elle est seulement humaine ».  Humain, c’est-à-dire dans le besoin d’aide et dans la joie d’avoir un sauveur qui aimera donner son aide. N’est-ce pas aussi un enseignement que nous pouvons retirer dans la foi de l’épreuve de que nous vivons en ces jours ?

« Je ne crois pas au dieu qui dirigerait tout, tous les évènements, chaque instant de nos vies. Mais je crois en un Dieu qui crée nos libertés, quels que soient nos chemins. Je ne crois pas au dieu qui laisserait tomber, après quelques années, ses enfants au néant. Mais je crois en un Dieu, Père toujours fidèle, serviteur de la vie. Je ne crois pas au dieu qui pourrait décider de la mort des vivants, fixant le jour et l’heure. Mais je crois en un Dieu qui fait vivre les morts d’une étincelle de vie. Je ne crois pas au dieu derrière les nuages, spectateur bien lointain de l’histoire des hommes. Mais je crois en un Dieu venu en Jésus-Christ partager notre vie. Je ne crois pas au dieu surveillant pointilleux de tous nos manquements. Mais je crois en un Dieu passionné de bonheur, vivant d’Esprit d’Amour, dynamisant nos cœurs ». Ainsi soit-il.

Texte de Mgr Marcel Perrier

L'imagination des enfants

Pentecôte 2020

Ci-dessous quelques dessins de nos jeunes enfants. Le texte travaillé avec eux est tiré du livre des Actes des apôtres chapitre 2, versets 1 à 11.
Comme sur beaucoup de photos ou dessins sur ce site (mais pas tous), il suffit de cliquer sur une image pour l'agrandir.

« Quand arrive la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), les apôtres se trouvent réunis tous ensemble. Soudain il vient du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison en est remplie. Les apôtres voient apparaître comme une sorte de feu qui se partage en langues et qui se pose sur chacun d'eux. Alors ils sont tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mettent à parler en d'autres langues selon le don de l'Esprit Saint.

Or, il y avait à Jérusalem des Juifs issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendent le bruit, ils se rassemblent. Ils sont dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entend parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disent :

« Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites,
habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,
des bords de la mer Noire, de la province d'Asie,
de la Phrygie, de la Pamphylie,
de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène,
Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis,
Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

Actes des apôtres chapitre 2, versets 1-11

Pâques 2020

Je suis venu pour que les hommes aient la vie...

Jn 10, 10

Cette parole de Jésus t'inspire-t-elle ?
Veux-tu l'illustrer à ta manière ?

En t'inspirant de la situation spéciale que nous vivons, de la fête de Pâques que nous nous apprêtons à célébrer, en lien avec ce qui habite ton cœur.

Et si tu es d’accord envoie une photo de ton illustration en mentionnant ton nom et ton prénom ou tout simplement tes initiales. Elle sera affichée sur les murs de l'église de ta paroisse pendant la semaine sainte, et sur notre site internet UP Sainte Claire: www.paroisse.ch

Ça sera ta manière de vivre la fête Pâques en communion avec notre communauté paroissiale.

Nous avons reçu beaucoup de réponses 😘 les voici !