
Introduction
℣ Dieu, viens à mon aide,
℟ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)
Hymne
Il est né ! Il nous est donné,
L’Enfant du ciel et de la terre !
Le Dieu de toute éternité,
Dans notre temps, voici qu’il est entré.
Plein de grâce et de vérité,
Il resplendit près de sa Mère !
Jésus s’endort ! Pour l’adorer,
Sur une crèche le monde est penché !
Fils de l’homme, il vient nous sauver !
Il est lui-même la lumière !
Ô nuit, comment peux-tu cacher
Celui de qui le jour tient sa clarté ?
Écoutons les anges chanter !
La voix céleste, la première,
Jubile autour du Bien-Aimé !
Elle descend dans le cœur des bergers.
Gloire à Dieu, au plus haut des cieux !
Homme, pour toi, paix sur la terre...
Jésus s’éveille ! Ô jour joyeux !
Noël ! Noël ! La vie ouvre les yeux !
Gloire à Dieu ! Au plus haut des cieux !
LETTRE DE SAINT ATHANASE À ÉPICTÈTE, ÉVÊQUE DE CORINTHE
En Marie, Dieu s'est vraiment fait homme
Le Verbe a pris en charge la descendance d'Abraham, c'est pourquoi il devait se faire en tous points semblable à ses frères et prendre un corps pareil au nôtre. Aussi Marie est-elle vraiment nécessaire pour qu'il prenne ce corps en elle et l'offre en notre faveur comme étant le sien. ~ L'Écriture rappelle son enfantement et dit : Elle emmaillota son fils ; le sein qui l'allaita a été déclaré bienheureux, et l'on a considéré qu'il est né d'elle comme pour l'offrande d'un sacrifice. ~ Gabriel le lui avait annoncé en termes soigneusement choisis. Il n'a pas dit, de façon banale : « Celui qui va naître en toi » pour ne pas faire croire que ce serait un corps extérieur introduit du dehors ; il a dit : Celui qui va naître de toi, pour inviter à croire que celui qui allait naître sortirait d'elle. ~
Tout cela s'est fait ainsi pour que le Verbe, en assumant notre nature et en l'offrant en sacrifice, la fasse totalement sienne. Il a voulu nous revêtir ensuite de sa propre nature, ce qui permet à saint Paul de dire : Il faut que cet être corruptible revête l'incorruptibilité, que cet être mortel revête l'immortalité. Cela ne s'est pas fait de façon fictive comme certains hérétiques l'ont encore imaginé : jamais de la vie ! Le Sauveur est devenu vraiment homme, et le salut de l'homme tout entier est venu de là. ~ Notre salut n'est pas une apparence, il n'est pas pour le corps seul, mais pour l'homme tout entier, âme et corps, et ce salut est venu du Verbe lui-même.
Ce qui est venu de Marie était donc humain par nature, selon les Écritures, et le corps du Seigneur était un vrai corps ; oui, un vrai corps, puisqu'il était identique au nôtre, car Marie est notre sœur, puisque nous descendons tous d'Adam. ~
Bien entendu, le Verbe ne s'est pas transformé en chair ; il a seulement pris notre nature ; le mot de saint Jean : le Verbe s'est fait chair ne signifie pas autre chose, ainsi qu'on peut le voir à des expressions analogues, par exemple chez saint Paul : le Christ s'est fait malédiction pour nous. ~
L'union du Verbe à la nature n'ajoute rien à la Trinité, tandis que le corps humain a reçu un grand avantage de sa communion et de son unité avec le Verbe : de mortel il est devenu immortel, de purement humain il est devenu spirituel et lui qui vient de la terre, il franchit les portes du ciel.
Certes, même après que le Verbe a pris un corps en Marie, la Trinité demeure la Trinité, sans addition ni diminution. Elle est toujours parfaite : dans la Trinité on reconnaît l'unique divinité, et c'est ainsi que dans l'Église on proclame un seul Dieu, le Père du Verbe.
Psaume 23
1 Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
2 C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
3 Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
4 L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles
(et ne dit pas de faux serments).
5 Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
6 Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !
7 Portes, levez vos frontons, +
élevez-vous, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !
8 Qui est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.
9 Portes, levez vos frontons, +
levez-les, portes éternelles :
qu'il entre, le roi de gloire !
10 Qui donc est ce roi de gloire ? +
C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ;
c'est lui, le roi de gloire.
Psaume 86
1 Elle est fondée sur les montagnes saintes. +2 Le Seigneur aime les portes de Sion *
plus que toutes les demeures de Jacob.
3 Pour ta gloire on parle de toi,
ville de Dieu ! *
4 « Je cite l’Égypte et Babylone
entre celles qui me connaissent. »
Voyez Tyr, la Philistie, l’Éthiopie :
chacune est née là-bas. *
5 Mais on appelle Sion : « Ma mère ! »
car en elle, tout homme est né.
C’est lui, le Très-Haut, qui la maintient. +
6 Au registre des peuples, le Seigneur écrit :
« Chacun est né là-bas. » *
7 Tous ensemble ils dansent, et ils chantent :
« En toi, toutes nos sources ! »
Psaume 98
1 Le Seigneur est roi : les peuples s'agitent.Il trône au-dessus des Kéroubim : la terre tremble.
2 En Sion le Seigneur est grand :
c'est lui qui domine tous les peuples.
3 Ils proclament ton nom, grand et redoutable,
R/ car il est saint !
4 Il est fort, le roi qui aime la justice. +
C'est toi, l'auteur du droit,
toi qui assures en Jacob la justice et la droiture.
5 Exaltez le Seigneur notre Dieu, +
prosternez-vous au pied de son trône,
R/ car il est saint !
6 Moïse et le prêtre Aaron,
Samuel, le Suppliant, +
tous, ils suppliaient le Seigneur, *
et lui leur répondait.
7 Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux ;
ils ont gardé ses volontés,
les lois qu'il leur donna.
8 Seigneur notre Dieu, tu leur as répondu : +
avec eux, tu restais un Dieu patient,
mais tu les punissais pour leurs fautes.
9 Exaltez le Seigneur notre Dieu, +
prosternez-vous devant sa sainte montagne, *
R/ car il est saint,
le Seigneur notre Dieu.
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