Illustration : La Bonne Nouvelle en image

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne

Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu,
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?

Le Seigneur passe...
Entendras-tu
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté
Pour t'apprendre à prier.

Le Seigneur passe...
Eteindras-tu
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D'être l'or au creuset ?

Le Seigneur passe...
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille ta mort.

Le Seigneur passe...
Oseras-tu
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l'héberger ?

Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui
Le chemin de la vie.

Le Seigneur passe...

CFC

COMMENTAIRE DE SAINT THOMAS D'AQUIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN

Le Christ est à la fois le chemin et le but

Le chemin, c'est le Christ lui-même, et c'est pourquoi il dit : Moi, je suis le chemin. Cela se comprend bien, puisque par lui nous avons accès auprès du Père.

Mais parce que ce chemin n'est pas éloigné du terme, parce qu'il y est joint, au contraire, Jésus ajoute : La vérité et la vie ; et c'est ainsi que lui-même est à la fois le chemin et le terme. Le chemin en tant qu'homme : Moi je suis le chemin ; en tant que Dieu, il ajoute : la vérité et la vie. Ces deux derniers mots désignent parfaitement le terme du chemin.

Car le terme de ce chemin, c'est la fin que recherche le désir humain. Or, l'homme désire principalement deux choses : d'abord la connaissance de la vérité, ce qui lui est propre ; ensuite la continuation de son existence, ce qui est commun à tous les êtres. Or, le Christ est le chemin pour parvenir à la connaissance de la vérité, alors pourtant qu'il est lui-même la vérité : Conduis-moi, Seigneur, dans ta vérité, et j'entrerai sur ton chemin. Et le Christ est le chemin pour parvenir à la vie, alors pourtant qu'il est lui-même la vie : Tu m'as fait connaître les chemins de la vie.

C'est pourquoi il a désigné le terme de ce chemin par la vérité et la vie. L'une et l'autre, plus haut, ont été attribuées au Christ. D'abord, il est lui-même la vie : En lui était la vie ; ensuite, il est la vérité, puisqu'il était la lumière des hommes ; or la lumière, c'est la vérité. ~

Si donc tu cherches par où passer, prends le Christ, puisque lui-même est le chemin : C'est le chemin, suivez-le. Et Augustin commente : « Marche en suivant l'homme et tu parviendras à Dieu ». Car il vaut mieux boiter sur le chemin que marcher à grands pas hors du chemin. Car celui qui boite sur le chemin, même s'il n'avance guère, se rapproche du terme ; mais celui qui marche hors du chemin, plus il court vaillamment, plus il s'éloigne du terme.

Si tu cherches où aller, sois uni au Christ, parce qu'il est en personne la vérité à laquelle nous désirons parvenir : C'est la vérité que ma bouche proclame. Si tu cherches où demeurer, sois uni au Christ, parce qu'il est en personne la vie : Celui qui me trouvera trouvera la vie, et il obtiendra du Seigneur le salut.

Sois donc uni au Christ, si tu veux être en sûreté: tu ne pourras pas t'égarer puisque lui-même est le chemin. C'est pourquoi ceux qui sont unis à lui ne marchent pas dans un pays sans routes, mais par un chemin droit. En outre, le Christ ne peut pas se tromper, parce qu'il est lui-même la vérité et enseigne toute vérité. Il dit en effet : Je suis né, je suis venu pour ceci: rendre témoignage à la vérité. Enfin il ne peut être mis en échec, parce que c'est lui-même qui est la vie et qui donne la vie, ainsi qu'il le dit : Moi, je suis venu pour qu'ils aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance.

Psaume 130

1 Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
   ni le regard ambitieux ; *
je ne poursuis ni grands desseins,
   ni merveilles qui me dépassent.

2 Non, mais je tiens mon âme
   égale et silencieuse ; *
mon âme est en moi comme un enfant,
   comme un petit enfant contre sa mère.

3 Attends le Seigneur, Israël, *
   maintenant et à jamais.

Psaume 131 - I

1 Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
2 quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :

3 « Jamais je n’entrerai sous ma tente,
et jamais ne m’étendrai sur mon lit,
4 j’interdirai tout sommeil à mes yeux
et tout répit à mes paupières,
5 avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »

6 Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
7 Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.

8 Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l’arche de ta force !
9 Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !

10 Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.

Psaume 131 - II

11 Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.

12 « Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siègeront sur le trône dressé pour toi. »

13 Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
14 « Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré.

15 « Je bénirai, je bénirai ses récoltes
pour rassasier de pain ses pauvres.
16 Je vêtirai de gloire ses prêtres,
et ses fidèles crieront, crieront de joie.

17 « Là, je ferai germer la force de David ;
pour mon messie, j’ai allumé une lampe.
18 Je vêtirai ses ennemis de honte,
mais, sur lui, la couronne fleurira. »

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