Illustration : La Bonne Nouvelle en image

Introduction

℣ Dieu, viens à mon aide,
℟ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne

Un chant rassemble dans la nuit
Les voix dispersées :
L'Église a devancé l'aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L'espoir du monde.

L'hymne de joie et de douleurs,
Qui naît aujourd'hui
Rejoint la mystérieuse offrande,
Où Jésus Christ veut, de sa croix,
Signer l'alliance.

C'est dans le Fils que nous pouvons,
Marqués par l'Esprit,
Donner notre parole au Père,
Et c'est en lui que Dieu répond
Au cri des hommes.

Nous attendons face à l'Orient
Les signes du Jour:
Jésus doit revenir en gloire,
Et l'amour seul peut dans nos vies
Gagner sa Pâque.

CFC

TRAITÉ DE SAINT AMBROISE SUR LES MYSTÈRES

Préfigurations bibliques du baptême

Saint Paul nous enseigne que nos ancêtres ont tous été sous la protection de la colonne de nuée, qu'ils ont tous passé la mer Rouge et que tous, en Moïse, ont été baptisés dans la nuée et dans la mer. Puis Moïse lui-même dit, dans son cantique : Tu as envoyé ton souffle (ton Esprit) et la mer les a recouverts. Remarque-le : dans ce passage des Hébreux, déjà, se trouve une préfiguration du baptême ; l'Égyptien y a trouvé la mort, et l'Hébreu, la libération. Ce que nous apprenons chaque jour par ce mystère, c'est évidemment que le péché est englouti et l'erreur détruite, alors que la piété et l'innocence font la traversée complète.

Tu entends annoncer que nos ancêtres ont été sous la nuée. Une nuée bienfaisante, qui refroidit le feu des passions charnelles ; une nuée bienfaisante, qui couvre de son ombre ceux que l'Esprit Saint visite. Ainsi est-il venu sur la Vierge Marie et la puissance du Très-Haut l'a-t-elle prise sous son ombre, lorsqu'elle engendra la rédemption pour le genre humain : c'est le miracle qui fut accompli par Moïse de façon figurative. Si l'Esprit était alors préfiguré, n'est-il pas réellement présent puisque l'Ecriture te dit : La Loi a été communiquée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

La source de Mara était amère; Moïse y jeta du bois et elle devint douce. En effet, sans l'invocation de la croix du Seigneur, l'eau n'est d'aucune utilité pour le salut futur ; mais lorsqu'elle a été consacrée par le mystère de la croix qui donne le salut, elle est toute prête pour fournir le bain spirituel et la boisson du salut. Donc, de même que Moïse, de façon prophétique, mit le bois dans cette source d'autrefois, ainsi l'évêque prononce sur la source que nous voyons l'invocation de la croix du Seigneur, et l'eau devient douce pour donner la grâce.

N'en crois donc pas seulement les yeux de ton corps : on voit mieux ce qui ne se voit pas, parce que cela est provisoire, et ceci éternel. On distingue mieux ce qui n'est pas visible par les yeux, mais découvert par l'esprit et l'âme.

Puis, laisse-toi instruire par la lecture du livre des Rois. Naaman était Syrien, il avait la lèpre et ne pouvait en être purifié par personne. Alors une jeune prisonnière dit qu'il y avait en Israël un prophète qui pourrait le purifier de son mal. Il prit, dit le texte, de l'or et de l'argent et se rendit auprès du roi d'Israël. Celui-ci, apprenant le motif de cette visite, déchira ses vêtements en disant que c'était de la provocation que de lui demander ce qui n'est pas au pouvoir d'un roi. Mais Élisée fit dire au roi de lui envoyer le Syrien, pour que celui-ci reconnût qu'il y avait un Dieu en Israël. Et quand Naaman fut arrivé, Élisée lui ordonna de se baigner sept fois dans le Jourdain. Alors Naaman se mit à réfléchir: les fleuves de sa patrie avaient une eau meilleure, dans laquelle il s'était souvent baigné sans être jamais purifié de sa lèpre. C'est ce qui le retint d'obéir aux ordres du prophète. Mais il céda aux avis et aux exhortations de ses serviteurs, il se baigna et, purifié aussitôt, comprit que la purification de chacun ne vient pas de l'eau, mais de la grâce. ~

Il a douté avant d'être guéri ; toi, qui es déjà guéri, tu ne dois pas douter.

Psaume 67 - I

2 Dieu se lève et ses ennemis se dispersent,
ses adversaires fuient devant sa face.
3 Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ; +
comme on voit fondre la cire en face du feu,
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

4 Mais les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
5 Chantez pour Dieu, jouez pour son nom, +
frayez la route à celui qui chevauche les nuées.
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

6 Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
7 À l’isolé, Dieu accorde une maison ; +
aux captifs, il rend la liberté ;
mais les rebelles vont habiter les lieux arides.

8 Dieu, quand tu sortis en avant de ton peuple,
quand tu marchas dans le désert, la terre trembla ;
9 les cieux mêmes fondirent +
devant la face de Dieu, le Dieu du Sinaï,
devant la face de Dieu, le Dieu d’Israël.

10 Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
11 Sur les lieux où campait ton troupeau,
tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.

Psaume 67 - II

12 Le Seigneur prononce un oracle,
une armée de messagères le répand :
13 « Rois en déroute, armées en déroute !
On reçoit en partage les trésors du pays.

14 « Resterez-vous au repos derrière vos murs +
quand les ailes de la Colombe se couvrent d’argent,
et son plumage, de flammes d’or,
15 quand le Puissant, là-bas, pulvérise des rois
et qu’il neige au Mont-Sombre ? »

16 Mont de Basan, divine montagne,
mont de Basan, fière montagne !
17 Pourquoi jalouser, fière montagne, +
la montagne que Dieu s’est choisie pour demeure ?
Là, le Seigneur habitera jusqu’à la fin.

18 Les chars de Dieu sont des milliers de myriades ;
au milieu, le Seigneur ; au sanctuaire, le Sinaï.
19 Tu es monté sur la hauteur, capturant des captifs, +
recevant un tribut, même de rebelles,
pour avoir une demeure, Seigneur notre Dieu.

20 Que le Seigneur soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.

21 Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.
22 À qui le hait, Dieu fracasse la tête ;
à qui vit dans le crime, il défonce le crâne.

23 Le Seigneur a dit : « Je les ramène de Basan,
je les ramène des abîmes de la mer,
24 afin que tu enfonces ton pied dans leur sang,
que la langue de tes chiens ait sa pâture d’ennemis. »

Psaume 67 - III

25 Dieu, on a vu ton cortège,
le cortège de mon Dieu, de mon roi dans le Temple :
26 en tête les chantres, les musiciens derrière,
parmi les jeunes filles frappant le tambourin.

27 Rassemblez-vous, bénissez Dieu ;
aux sources d’Israël, il y a le Seigneur !
28 Voici Benjamin, le plus jeune, ouvrant la marche, +
les princes de Juda et leur suite,
les princes de Zabulon, les princes de Nephtali.

29 Ton Dieu l’a commandé : « Sois fort ! »
Montre ta force, Dieu, quand tu agis pour nous !
30 De ton palais, qui domine Jérusalem,
on voit des rois t’apporter leurs présents.

31 Menace la Bête des marais,
la bande de fauves, la meute des peuples :
qu’ils se prosternent avec leurs pièces d’argent ;
désunis les peuples qui aiment la guerre.

32 De l’Égypte arriveront des étoffes somptueuses ;
l’Éthiopie viendra vers Dieu les mains pleines.
33 Royaumes de la terre, chantez pour Dieu,
jouez pour le Seigneur,*
34 celui qui chevauche au plus haut des cieux,
les cieux antiques.

Voici qu’il élève la voix, une voix puissante ;
35 rendez la puissance à Dieu.
Sur Israël, sa splendeur !
Dans la nuée, sa puissance !

36 Redoutable est Dieu dans son temple saint,
le Dieu d’Israël ; *
c’est lui qui donne à son peuple force et puissance.
Béni soit Dieu !

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