Illustration : La Bonne Nouvelle en image

Introduction

℣ Dieu, viens à mon aide,
℟ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne

Lumière enfouie sous le boisseau,
Le prince de l'ombre m'épuise !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau de feu, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous conduire au jour,
Mon Jour qui lève aux cieux nouveaux,
Par le jardin où j'agonise.

Parole atteinte par les eaux,
L'angoisse me force au silence !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau vainqueur, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous parler de paix,
Ma Paix qui règne aux cieux nouveaux,
Puisque la croix me fait violence.

Victime offerte à mes bourreaux,
Mon corps n'est plus rien que blessure !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau de Dieu, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous combler de joie,
Ma Joie qui s'ouvre aux cieux nouveaux,
Puisqu'au calvaire on me torture.

Semence enfouie dans le tombeau,
La mort m'a couché sous la pierre !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau vivant, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous donner la vie,
Ma Vie qui fait les cieux nouveaux,
Dans la cité de notre Père.

D. Rimaud

DISCOURS DE St ATHANASE
SUR L'INCARNATION DU VERBE

Le Verbe de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant. En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père. Mais il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il s'est manifesté à nous. ~

Il a eu pitié de notre race, Il a eu compassion de notre faiblesse ; il a condescendu à notre corruption ; il n'a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes. Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du nôtre. Car il ne voulait pas seulement être dans un corps, ou seulement se manifester. S'il avait voulu seulement se manifester, il aurait pu réaliser cette théophanie avec plus de puissance. Mais non : c'est notre corps qu'il a pris. ~

Dans le sein de la Vierge, il construisit pour lui-même le temple de son corps ; il en fit son instrument adapté, pour se faire connaître et pour y demeurer. Après avoir pris parmi nos corps un corps de même espèce, comme nous sommes tous soumis à la corruption de la mort, il le livra à la mort pour nous tous, et l'offrit à son père. Il a fait cela par amour pour les hommes. Ainsi, puisque tous mourraient en lui, la loi soumettant les hommes à la corruption serait annulée : en effet, elle déploierait toute sa force contre le corps du Seigneur, et elle n'aurait plus désormais le pouvoir de frapper ses pareils, les hommes. Le Verbe rendrait incorruptibles de nouveau les hommes revenus à la corruption ; il leur communiquerait la vie du fait de sa mort : par le corps qu'il s'était approprié et par la grâce de la résurrection, il écarterait la mort loin d'eux, comme une paille consumée par le feu. ~

Le Verbe prit un corps capable de mourir afin que ce corps, en participant au Verbe qui est au-dessus de tout, devienne capable de mourir pour tous, reste incorruptible grâce au Verbe qui y demeure, et enfin délivre de la corruption tous les hommes par la grâce de la résurrection.

Le Verbe offrit donc à la mort le corps qu'il avait pris, comme un sacrifice et une victime sans aucune tache, et aussitôt il anéantit la mort en en délivrant tous les hommes ses pareils par l'offrande de ce corps qui leur ressemble.

Il est juste que le Verbe de Dieu, supérieur à tous, qui offrait son propre temple, son corps, en rançon pour tous, ait payé notre dette par sa mort. Uni à tous les hommes par un corps semblable, il est juste que le Fils incorruptible de Dieu revête tous les hommes d'incorruptibilité, selon la promesse apportée par sa résurrection. Car la corruption elle-même, impliquée dans la mort, n'a plus aucun pouvoir sur les hommes à cause du Verbe qui demeure parmi eux dans un corps unique.

Psaume 77 - IV

43 Par ses signes il frappa l’Égypte,
et le pays de Tanis par ses prodiges.
44 Il transforme en sang l’eau des fleuves
et les ruisseaux, pour qu’ils ne boivent pas.
45 Il leur envoie une vermine qui les ronge,
des grenouilles qui infestent tout.

46 Il livre les récoltes aux sauterelles
et le fruit de leur travail aux insectes.
47 Il ravage leurs vignes par les grêlons
et leurs figuiers par le gel.

48 Il abandonne le bétail à la grêle
et les troupeaux à la foudre.
49 Il lâche sur eux le feu de sa colère,
indignation, fureur, effroi, *
il envoie des anges de malheur.

50 Il ouvre la route à sa colère,
   il abandonne leur âme à la mort, *
et livre leur vie à la peste.
51 Il frappe tous les fils aînés de l’Égypte,
sous les tentes de Cham, la fleur de sa race.

Psaume 77 - V

52 Tel un berger, il conduit son peuple,
il pousse au désert son troupeau.
53 Il les guide et les défend, il les rassure ;
leurs ennemis sont engloutis par la mer.

54 Il les fait entrer dans son domaine sacré,
la montagne acquise par sa main.
55 Il chasse des nations devant eux,
   il délimite leurs parts d’héritage *
et il installe sous leurs tentes les tribus d’Israël.

56 Mais ils bravaient, ils tentaient le Dieu Très-Haut,
ils refusaient d’observer ses lois ;
57 ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient,
trahissaient comme un arc infidèle.
58 Leurs hauts lieux le provoquaient,
leurs idoles excitaient sa jalousie.

59 Dieu a entendu, il s’emporte,
il écarte tout à fait Israël ;
60 il quitte la demeure de Silo,
la tente qu’il avait dressée chez les hommes ;
61 il laisse capturer sa gloire,
et sa puissance par des mains ennemies.

Psaume 77 - VI

62 Il livre son peuple à l’épée,
contre son héritage, il s’emporte :
63 le feu a dévoré les jeunes gens,
les jeunes filles n’ont pas connu la joie des noces ;
64 les prêtres sont tombés sous l’épée,
les veuves n’ont pas chanté leur lamentation.

65 Le Seigneur, tel un dormeur qui s’éveille,
tel un guerrier que le vin ragaillardit,
66 frappe l’ennemi à revers
et le livre pour toujours à la honte.

67 Il écarte la maison de Joseph,
ne choisit pas la tribu d’Éphraïm.
68 Il choisit la tribu de Juda,
la montagne de Sion, qu’il aime.
69 Il a bâti comme le ciel son temple ;
comme la terre, il l’a fondé pour toujours.

70 Il choisit David son serviteur ;
il le prend dans les parcs à moutons ;
71 il l’appelle à quitter ses brebis *
pour en faire le berger de Jacob, son peuple,
d’Israël, son héritage.

72 Berger au cœur intègre,
sa main prudente les conduit.

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